Article de presse paru dans LE PROGRÈS – VENDREDI 9 JANVIER 2015

Le naturopathe un véritable éducateur de santé tout au long de la vie

Les médecines douces ont le vent en poupe et le métier de naturopathe aussi. Ce professionnel cherche à préserver et, si besoin, restaurer le niveau de santé de chacun.

Praticien de la santé, le naturopathe possède des compétences transversales pour aider ses « clients », et non patients, car la profession n’est pas encore reconnue par l’État. « Nous n’avons pas le droit d’établir de diagnostic ou de prescrire des médicaments, seulement des plantes sous forme de phytothérapie d’aromathérapie ou de gemmologie, la médecine des bourgeons », précise d’emblée Carole His, naturopathe à Villeurbanne.

Dans une approche globale, cet éducateur de santé reçoit, à son cabinet, une population allant des enfants aux seniors, afin de déterminer avec eux la cause de leurs maux. Il questionne généralement son client sur son système digestif, gynécologique si c’est une femme, la qualité de son sommeil, son niveau de stress afin d’évaluer son état général. « Il peut également y avoir une partie ‘toucher’ qui passe par du massage, de la réflexologie plantaire, de la sophrologie, etc. », ajoute la praticienne. Des qualités d’écoute, d’analyse et de synthèse sont donc nécessaires pour exercer ce métier. Un métier qui ne nécessite aucun diplôme, mais une bonne dose de maturité.

Travailler en cabinet, centre social,laboratoire…

Le naturopathe peut exercer dans son propre cabinet mais également donner des confé­rences, intervenir dans les écoles et les centres médico-­sociaux comme les centres anti- tabac, etc. Certains naturopathes débutent également en travaillant à mi­-temps, dans un magasin bio par exemple : « C’est une bonne façon pour s ’intégrer d an s le milieu, côtoyer une clientèle à la recherche de conseils et de produits », estime Carole His. D’autres encore pourront travailler au sein d’un laboratoire de compléments alimentaires ou en être commercial avant de s’installer en tant qu’indépendant. Mais avant d’exercer, une solide formation s’impose. Le centre de formation professionnel et agricole d’Hyères est le seul à proposer une formation continue reconnue par l’État (18mois ; 3 800 €) Le métier de conseiller en naturopathie ne nécessite pas de diplôme. Cependant, suivre des formations en naturopathie reconnues comme celles agréées par la Fédération française de naturopathie (Fenahman) est un gage de qualité et de confiance pour les futurs clients. À Lyon, deux écoles sont agréées : Euronature et Aesculape. Après neuf années passées en tant que Chef de projet dans l’industrie agroalimentaire, Charlène Poizat a fait le choix de se reconvertir et de suivre une formation d’un an à Euronature (8 650 €). A temps plein, elle étudie pas moins de 24 matiè­res, dont les trois principales sont l’anatomie­ physiologie- pathologie, la nutrition et l’hygiène vitale. À 33 ans, la jeune femme, issue d’un cursus scientifique, met toutes les chances de son côté pour obtenir son diplôme de praticien de santé naturopathe : « Nous sommes évalués lors du contrôle continu où nous devons avoir au moins 12/20 de moyenne, puis sur un mémoire de fin d’études et un examen fédéral sur l’ensemble des matières étudiées ». C o n fi a n te e n l’avenir, Charlène Poizat envisage d’ouvrir prochainement son cabinet dans le nord ­Isère, un territoire qui ne compte que très peu de naturopathes et où elle espère acquérir une clientèle fidèle d’ici deux à trois ans.
Julia Beaumet

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CHARLENE POIZAT

 

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